Compte-rendu du 16 novembre 2010

Mardi 16 novembre, Mr Doucet avait invité Mr Martin, directeur de l’hôpital Victor Dupouy, à informer le Conseil Municipal d’Argenteuil sur la situation de l’établissement.

 

Mr Martin a tout d’abord annoncé l’ouverture du service de soins palliatifs qui sera inauguré le 25 novembre, ainsi que le maintien de la radiothérapie.

Nous ne pouvons que nous réjouir de ces informations qui prouvent que, même si c’est difficile, la lutte porte ses fruits. En effet, c’est la conjonction des efforts et de la mobilisation des personnels, des élus, du Comité de défense qui a remis à Mme la Sous-Préfète plusieurs milliers de signatures qui ont permis que l’ARS (Agence Régionale de Santé)  accepte que la radiothérapie continue de fonctionner en ayant accueilli 550 patients cette année (le seuil minimum  ayant été fixé à 600). Mr Mothron qui prétend  s’en arroger seul le mérite essaie surtout de faire ainsi oublier qu’il a voté sans état d’âme la loi Bachelot et un budget de la Sécurité Sociale qui créera de nouvelles difficultés pour les hôpitaux publics et alourdira les dépenses à la charge des malades.

Il  sera cependant nécessaire de rester vigilants. Rappelons qu’à Guéret, le seul service de radiothérapie de la Creuse est toujours fermé, contraignant les  malades à aller à Montluçon, à Moulins, voire plus loin. Ce sont des trajets longs et fatigants, que l’hiver souvent rude dans cette région, risque de rendre encore plus difficiles et ce sont aussi des dépenses supplémentaires pour les malades et leurs familles.

 

Mr Martin a ensuite présenté le projet de reconstruction de l’hôpital et la 1ère tranche de travaux engagée. Pour rester dans l’enveloppe budgétaire attribuée, il a accepté de réduire le programme en supprimant les services de restauration, de pharmacie et de stérilisation, se félicitant d’avoir intégré la pédiatrie non prévue au départ.

Mme Cayzac, adjointe au Maire, a réagi à cette intervention (voir document joint).

Puis, au nom du Comité de Défense qui avait demandé à pouvoir s’exprimer, Mme Leser a précisé qu’il n’était pas possible d’accepter que soit réduit le programme de reconstruction.

Un hôpital n’est pas construit pour quelques années mais pour plusieurs générations. On ne définit pas son contenu entre marchands de tapis échangeant un service contre un autre !

Il est certes tout à fait positif que la pédiatrie soit intégrée, mais cela ne justifie en aucun cas la suppression des autres services. D’autant que ces économies sur la construction engendreront des coûts de fonctionnement supplémentaires. Mais surtout elles créeront des difficultés et des risques, en particulier concernant les maladies nosocomiales que les efforts et la qualité des personnels ont permis de combattre de telle façon que l’hôpital est actuellement classé dans les meilleurs sur ce plan.

La population a besoin d’un hôpital de plein exercice qui ne soit amputé d’aucun service. On a trouvé des dizaines de milliards d’euros pour renflouer les banques qui, grâce à cet argent public, annoncent des bénéfices records et versent à leurs actionnaires des dividendes somptueux sur lesquels ils ne cotisent même pas à la Sécurité Sociale !

On peut et on doit trouver les 10 millions d’euros nécessaires pour l’hôpital.

I l est également nécessaire d’obtenir très vite le financement des 2 autres tranches, toujours qualifiées de « conditionnelles » afin que les travaux s’enchaînent harmonieusement et que les personnels et les usagers ne vivent pas des années au milieu d’un chantier.

Mme Leser s’est ensuite étonnée que Mr Martin n’ait pas abordé le problème des urgences ni dans son introduction, ni dans sa réponse à Mme Cayzac . Il n’a d’ailleurs même pas eu la politesse de répondre au courrier que lui a adressé le Comité de Défense à ce sujet.

L’ARS a élaboré sans aucune concertation, ni avec les services concernés, ni avec les élus, un projet de restructuration des urgences de chirurgie et d’imagerie qui réduit à un seul hôpital « tête de pont » leur accueil la nuit, le week-end et les jours fériés pour chaque département d’Ile de France (Pontoise pour le Val d’Oise).

Ce projet est unanimement condamné par la communauté médicale qui dénonce la mise en danger des malades. Il se traduirait aussi par l’allongement des transports et des délais, des conditions d’exercice professionnel dangereuses pour les personnels, des difficultés et des dépenses accrues pour les malades et leurs familles.

Malheureusement la Fédération Hospitalière d’Ile de France, dont Mr Martin est partie prenante, pour des raisons d’intérêts corporatifs et sans aucun souci de l’intérêt des malades, propose un contre-projet encore plus incohérent et tout aussi inacceptable que celui de l’ARS, à savoir : 2 « têtes de pont » : Pontoise et une tête tournante entre Argenteuil, Eaubonne et Gonesse !

On comprend alors la gêne de Mr Martin et son souci d’éviter le sujet.

 

En conclusion, le Comité de Défense appelle à se mobiliser largement pour obtenir :

–          le financement complet d’une première tranche sans amputation

–          le financement rapide des 2 tranches suivantes

–          le rejet des plans de restructuration des urgences, tant celui de l’ARS que celui de la Fédération Hospitalière.

Mr Martin, malgré cette nouvelle interpellation est resté muet sur ce point. Mr Doucet a annoncé qu’il allait rencontrer Mr Evin, directeur de l’ARS, pour obtenir le financement rapide des tranches 2 et 3.

 

L’expérience montre que cela ne suffira pas et qu’il est plus nécessaire que jamais que tous ceux qui défendent le droit à l’accès aux soins pour toute la population agissent sans tarder.

La pétition que nous avons lancée et que nous vous joignons à nouveau a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures. Il est nécessaire d’intensifier et d’accélérer notre action afin d’intervenir avec plus de poids auprès de l’ARS et du Ministère. Nous avons tous des parents, des amis, des voisins, des collègues que nous pouvons alerter et inviter à signer la pétition sans faire beaucoup d’efforts.

 

Tous ensemble, nous pouvons gagner, l’expérience l’a prouvé.

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Un commentaire pour Compte-rendu du 16 novembre 2010

  1. pery jean-pierre dit :

    Bonjour,

    Je trouve cavalier de la part des représentants de l’ARS de vouloir conditionner le déblocage et/ou de maintenir des services en fonction du nombre de patients accueillis. Effectivement un hôpital n’est pas une marchandise mais un service public donc seul les soins donnés et apportés aux patients sont plus importants que les économies réalisées même si vous être soucieux de la qualité des soins fournis avec un coût raisonnable certes mais qui ne soit pas liée avec une obsession comptable.

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