RENCONTRE AVEC LA PRESSE

Lors de notre assemblée de janvier dernier, nous avons fait le point de la situation et le bilan de l’activité de notre Comité de Défense, créé il y a maintenant 4 ans.

La loi Bachelot continue de faire des ravages, ayant déjà à son actif la fermeture de 300 sites chirurgicaux et 200 de gynécologie-obstétrique. Dans tout le pays, il y a actuellement plusieurs centaines de villes ou territoires où des luttes sont en cours pour empêcher la fermeture d’hôpitaux, de services ou pour obtenir les moyens et les personnels nécessaires au fonctionnement de ceux qui restent.

En même temps, c’est 1/3 de la population qui doit renoncer à des soins nécessaires faute d’argent.

La baisse du pouvoir d’achat, les non-remboursements, les franchises et forfaits, les dépassements d’honoraires, l’augmentation des complémentaires sont autant d’obstacles auxquels s’ajoutent de plus en plus l’éloignement des services et les difficultés d’accès. Et le projet de « TVA sociale » va encore aggraver la situation en faisant complètement exploser la Sécurité Sociale et son principe fondamental de solidarité.

Ici, la création du Comité de Défense de l’hôpital a permis de rassembler et de mobiliser les personnels, les syndicats, les élus, les usagers et la population. Nous avons ainsi pu faire échec aux plans du gouvernement qui prévoyaient à terme la disparition de l’hôpital, et conserver ainsi, malgré les difficultés un établissement de grande qualité. Nous avons obtenu la reconstruction de l’hôpital aux normes actuelles, et réussi à sauver les services de radiothérapie et de rythmologie.

Cela prouve que la lutte paie même dans des conditions difficiles. D’autres succès récents ont d’ailleurs été obtenus dans notre région : reconstruction de la maternité des Lilas, maintien de la chirurgie cardiaque à Henri Mondor et du centre d’IVG à Tenon.

Nos voisins, à Nanterre, ont obtenu un premier recul. L’ARS avait décidé la fermeture, début février, des services de chirurgie conventionnelle, de réanimation et d’urgences de nuit, suivie dans la foulée de la cardiologie et de la pneumologie; en fait de la mort annoncée de l’hôpital Fourestier. Le 7 février dernier, une délégation d’une centaine de personnes, porteuse de milliers de signatures recueillies par le Comité de Défense, a été reçue par les représentants du ministère qui a dû reconnaître le caractère contre productif, voire dangereux, du comportement autoritaire de l’ARS et demander que des discussions reprennent avec tous les acteurs concernés.

Si nous nous réjouissons des succès obtenus, nous sommes conscients qu’ils sont fragiles et qu’il est nécessaires de rester vigilants et mobilisés. Rappelons que les tranches 2 et 3 de la reconstruction ne sont toujours pas financées. Et le récent coup de force de l’ARS à Gonesse nous inquiète. Alors que la construction du nouvel hôpital est en cours, validée par toutes les autorités de tutelle, l’ARS vient de décider, sans aucune concertation, que l’hôpital était en surcapacité et qu’il fallait réduire le programme de 140 lits. La construction doit donc se terminer, mais le dernier étage ne sera pas équipé et restera fermé. Outre le gâchis financier scandaleux, ce sont aussi 300 à 400 emplois qui disparaîtraient. Le Conseil de Surveillance, mis devant le fait accompli, a aussitôt voté une motion pour s’opposer à ce véritable oukase qui, selon le Président de la Commission médicale ne permettrait plus à l’hôpital de répondre à sa mission de service public. Mais peut-être est-ce l’objectif, ce  qui pourrait bénéficier à l’hôpital privé de Sarcelles qui a déjà été intégré dans l’alternance des urgences de nuit!

En fonction de notre expérience du comportement de l’ARS et de ces derniers évènements, il est urgent d’obtenir des engagements fermes sur le financement des tranches 2 et 3. C’est le sens des 5000 signatures sur la pétition lancée cet hiver, qui demande également le rétablissement des urgences 24h/24, l’abrogation de la loi Bachelot et la suppression des ARS ainsi qu’une réforme démocratique du financement de la Sécurité Sociale répondant aux besoins d’aujourd’hui. Car, bien évidemment, rien ne sera définitivement acquis sans un changement radical de politique au niveau national.

Il faut nous faire entendre haut et fort

RENCONTRE  AVEC  LA  PRESSE  MARDI  27  MARS  A  18H30

Salle Henri Weiler – Face à la mairie de Bezons

Venez nombreux à cette rencontre pour présenter ces signatures et témoigner des difficultés rencontrées et les obstacles à franchir pour obtenir des rendez-vous pour une consultation, un examen, une intervention dans des délais rapides ou sur la nécessité d’aller à l’extérieur dans certaine spécialités ou pour certains examens….Invitez largement autour de vous tous ceux qui peuvent apporter leur pierre à ce constat.

Sur la base de ces signatures et de ces témoignages, nous interpellerons ensuite les candidats aux élections législatives dans les 3 circonscriptions concernées par l’hôpital afin d’obtenir des engagements de leur part. Précisons que nous publierons ces engagements et que nous resterons vigilants sur leur respect, quel que soit le résultat des élections.

Comité de Défense de l’Hôpital d’Argenteuil

– Hôtel de Ville – 95870 BEZONS

Christiane Leser – 06 84 33 66 41 – christianeleser@wanadoo.fr – blog : cddha.wordpress.com

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