HISTORIQUE

Depuis plusieurs années la situation de l’hôpital d’Argenteuil se dégradait comme celle de la majorité des hôpitaux publics. Fin 2007, l’ARH (Agence Régionale d’Hospitalisation) met en demeure le Conseil d’Administration d’adopter un « plan de retour à l’équilibre » impliquant 160 suppressions de postes non médicaux, des suspensions d’activité, une économie d’un million d’euros sur le personnel médical ainsi que l’injonction scandaleuse de restructurer les services « pour les recentrer sur des activités à forte rentabilité » !

Soucieuse d’assurer à la population l’accès à des soins de qualité, la Municipalité convoque le 20 décembre 2007 un Conseil Municipal extraordinaire auquel participe une centaine de personnes. Cette assemblée décide d’engager l’action pour combattre ce plan et obtenir les moyens nécessaires à l’hôpital pour assurer dans de bonne conditions son rôle de service public. L’idée est avancée de s’organiser pour être plus efficaces.

Le Comité de Défense de l’Hôpital d’Argenteuil est créé le 18 janvier 2008 et rayonne sur tout le territoire d’activité de l’établissement : Argenteuil, Bezons, Montigny, La Frette, Cormeilles, Herblay, Sannois. Bien évidemment, si son objectif premier est de défendre l’hôpital d’Argenteuil ; il ne peut se séparer d’un souci plus général pour le droit universel à l’accès aux soins et la défense de la protection sociale pour tous.

Le 7 mai 2008, il rassemble 80 personnes qui assistent au Conseil d’Administration pour lui demander de ne pas voter ce plan de retour à l’équilibre.

Une pétition a été engagée pour exiger les moyens nécessaires et défendre le droit à la santé pour tous, quelles que soient leur situation sociale, leur origine, leur situation géographique.

Le 21 juin 2008 il organise une manifestation qui réunit plus de 300 personnes et traverse Argenteuil de l’Hôpital à la Sous-Préfecture. Une délégation remet à la Sous Préfète les 6000 signatures rassemblées.

Le 21 septembre, il tient un stand à la Foire de Bezons et collecte 1500 nouvelles signatures.

Le 21 octobre 2008 il organise une réunion publique rassemblant environ 150 personnes pour informer et alerter sur la dégradation organisée du service public hospitalier et sur les dangers du projet de loi HPTS ou loi Bachelot.

Parallèlement, le Comité s’adresse à la Ministre, au Préfet, aux parlementaires….

Cette bataille participe à l’attribution, en décembre, d’une subvention exceptionnelle de 4,7 millions d’euros de la part de l’ARS. C’est un premier acquis qui permet de couvrir le déficit comptable 2008 même si le déficit cumulé tourne autour de 38 millions.

Le 18 mai 2009, il organise la projection-débat du film de Jacques Cotta « Dans le secret de l’accès aux soins en danger » permettant d’informer, de débattre et de mobiliser pour combattre le projet de loi Bachelot à partir duquel l’ ARH projette la fusion des hôpitaux d’Argenteuil et d’ Eaubonne.

En juin 2009, notre Comité a adhéré à la « Coordination Nationale des Hôpitaux et Maternités de proximité » qui regroupe actuellement plus de 200 comités  dans toute la France car, bien évidemment, si nous nous préoccupons légitimement de l’Hôpital d’Argenteuil, sa situation ne peut être considérée en dehors de la politique nationale de santé.

Alors qu’en juillet 2009, profitant des vacances, le gouvernement fait voter la loi Bachelot,

en septembre 2009, le Comité engage une pétition pour exiger le maintien des 2 hôpitaux nécessaires à la population, la nomination d’un directeur autonome pour remplacer Mr Toulallan à Argenteuil, le maintien du service de radiothérapie menacé de fermeture fin 2009, et le financement du projet de rénovation et de modernisation de l’hôpital.

Le 20 février 2010 il organise un rassemblement devant la Sous Préfecture pour remettre les 3500 signatures recueillies.

On peut se féliciter que les actions conjointes du Comité de Défense, des élus, des syndicats du personnel hospitalier aient permis, malgré les difficultés, d’obtenir quelques avancées.

La manœuvre consistant à nommer la directrice de l’hôpital d’Eaubonne permettant ensuite d’arriver plus facilement à la fusion a été déjouée : un directeur distinct a été nommé.

La radiothérapie continue à fonctionner et, si toute menace n’est pas écartée, il semble qu’on se dirige vers une pérennisation en collaboration avec l’hôpital de Saint- Germain. Dans quelles conditions ? La vigilance reste nécessaire.

Le financement d’une 1ère tranche de travaux de reconstruction (68 millions d’euros sur 20 ans) a été obtenue. Mais l’interruption des travaux et la réduction du programme nécessitent une nouvelle mobilisation.

Afin de renforcer son efficacité, le Comité travaille à mettre sur pied des collectifs locaux sur chacune des villes  car, du fait de son histoire, son activité s’est beaucoup concentrée sur Bezons, même si elle a touché tout le territoire.

Le premier s’est créé le 28 octobre à Argenteuil. D’autres sont en préparation.

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